Faire confiance à un conseiller en aromathérapie ?

Il n’est pas médecin (je ne parle pas ici de médecin spécialisés dans l’aromathérapie) et ne dit pas se présenter en gourou. Il est un peu difficile de savoir quand faire confiance à une personne qui se revendique spécialiste en huiles essentielles.

Il faut tout d’abords savoir qu’il n’existe pas d’appellation spécifique au métier de conseiller en aromathérapie, terme que j’utilise ici. On peut tout aussi bien parler d’aromatologue, aromathérapeute, de spécialiste en huile essentielles…. Aucune de ces appellations ne signifie que votre interlocuteur est médecin.

Voici quelques indices qui peuvent vous aider à déterminer si vous êtes en face d’un professionnel de confiance:

1- Il pose un diagnostique

Exemple: Vous venez voir un conseiller en aromathérapie pour des maux de ventre. après quelques minutes d’entretien il vous dit que vous souffrez d’une gastro et vous propose des huiles essentielles anti infectieuses pour en venir à bout.

Que faire: Fuyez. Comme dit plus haut, un conseiller n’est pas médecin or seul un médecin est apte à diagnostiquer une maladie, aussi bénigne soit-elle. Ici le conseiller sort de son rôle, outrepasse ses fonctions et s’expose à des poursuite pour exercice illégale de la médecine.

Comment cela aurait du se passer: Le conseiller prend le temps de discuter avec vous, vous conseille et surtout, vous encourage à consulter votre médecin si vos symptômes de passent pas ou s’aggrave.

2- Il vous propose de vous vendre un produit qu’il a lui même préparé 

  Exemple: Vous venez voir un conseiller en aromathérapie pour un problème de tendinite à l’épaule préalablement diagnostiqué. Votre interlocuteur vous conseille un mélange à base huile végétale de millepertuis, d’huile essentielle d’eucalyptus citronné et d’huile essentielle de lavande, et vous propose de vous la préparer et de vous la vendre directement.

Que faire: Refusez et méfiez vous. Tout produit de santé doit être soumis à une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) délivrée par l’ANSES. En clair, votre conseiller a le droit de vous orienter vers des huiles essentielles ou huiles végétales, de vous communiquer la marche à suivre et les doses et posologies à respecter mais ne peut pas vous préparer lui même une synergie.

Comment cela aurait du se passer: Le professionnel vous donne une fiche de conseil, comprenant les ingrédients, les quantités et la marche à suivre nécessaire à la fabrication de la synergie. 

3- Il propose de vous appliquer un remède

Exemple: Vous venez consulter pour un torticolis, le professionnel vous propose un massage de la zone avec une huile végétale et des huiles essentielles. 

Que faire: Refusez ! Si votre praticien n’est ni médecin, ni kinésithérapeute, ni ostéopathe… Il n’a aucun droit de vous toucher, ni pour un soin ni pour un « diagnostique ». Il pourrait faire plus de mal que de bien. 

Comment cela aurait du se passer: Votre conseiller vous remet la recette d’une synergie et vous donne des conseils d’application pour que vous vous appliquez vous même votre mélange convenablement. 

4- Il vous conseille d’arrêter un traitement médical

Exemple: Vous êtes suivi par votre médecin pour une dépression et vous prenez un traitement à base d’antidépresseurs. Vous souhaitez vous faire accompagner par de l’aromathérapie pour cette maladie (oui car la dépression est bien une maladie). Votre conseiller vous assure que vous pouvez arrêter votre traitement et passer à 100% à l’aromathérapie grâce à des huiles essentielles  aux propriétés anxiolytiques (Ylang Ylang totum par exemple), calmantes (Camomille Romaine par exemple) et sédatives ( Orange douce par exemple). 

Que faire: Refusez et méfiez vous ! La seule personne habilitée à adapter (ou supprimer) un traitement médical est un médecin. Cela pourrait se révéler dangereux d’arrêter brutalement un traitement. 

Comment cela aurait du se passer: Le conseiller vous suggère d’en discuter avec votre médecin. Peut-être peut-il adapter votre traitement ? Le praticien peut aussi vous faire une première approche en vous présentant des huiles essentielles réputées relaxantes, calmantes ou sédatives qui pourraient vous servir dans certaines situations. Il peut vous les faire sentir en cabinet et voir si une odeur vous procure un bien être. Vous pourrez par exemple inhaler de l’huile essentielle d’orange douce au coucher pour vous aider à trouver le sommeil, mais sans jamais arrêter votre traitement. L’huile essentielle agit ici comme une parenthèse « bien-être », comme une béquille et non comme un traitement médical. 

5- Il refuse de vous conseiller et vous renvoie vers un médecin

Exemple: Vous avez depuis quelques jours une plaque rouge qui vous démange sur le bras. Vous vous rendez directement chez votre conseiller. Celui-ci refuse de vous indiquer une synergie car il ne sait pas s’il s’agit d’un eczéma, d’une allergie, d’une piqûre d’insecte… Il vous explique qu’il ne peut pas poser de diagnostique, qu’il ne peut pas vous aider et vous renvoie vers votre médecin. 

Que faire: Faite lui confiance ! Même si c’est frustrant, votre conseiller a eu le bon réflexe. 

 

Et vous ? Avez-vous de bonnes ou de mauvaises expérience avec un spécialiste en aromathérapie ? (ou autre) ?

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